Genesis

Genesis
Depuis ma plus tendre enfance, j'ai toujours voulu voler, toujours voulu piloter... Je ne connaissais pas encore grand chose au pourquoi du comment, aux types de métiers possibles, aux différences entre ceux-ci, je rêvais juste de beaux n'avions qui volaient vite et haut... J'ai vécu ainsi les années de ma prime jeunesse avant de réfléchir, en disant (comme tous les petits enfants de mon age, raison pour laquelle mais parents n'y attachaient à l'époque que peu d'importance) partout autour de moi que je voulais devenir "pilote de chasse"

Voilà. Ca y est. J'étais passioné. Le mot magique était dit, je voulais être PILOTE DE CHASSE. Un peu plus tard j'ai vu Top Gun, et ça n'a pas arrangé les choses
Seulement un peu plus tard, avec un peu plus de maturité, un peu plus de cervelle aussi, je me suis rendu compte qu'être pilote de chasse, ou plus généralement pilote militaire, impliquait beaucoup beaucoup plus de choses que la simple passion.

Dans le terme "pilote miltaire", il y a pilote, certes, mais aussi (et surtout) militaire. Prise de conscience. Questions. L'armée, ce n'est pas un jeu, loin de là. Il a fallu que je m'interroge sur ce que c'était que d'être militaire. Obéir. Etais-je prêt à O-BE-IR ? Etais-je prêt à servir ? Obéir, militairement, ça veut plutot dire exécuter rapidement et précisément un ordre donné, sans poser de questions, sans discutailler. Paf. Premier problème. J'ai toujours eu tendance à tout discutailler, ce que me disais ma mère, mon institutrice, impossible pour moi de faire quelque chose si ma conscience intime n'avait pas validé à 100% la directive de l'autorité. Gros travail psychologique, intense réflexion. Suis-je prêt à faire cette concession à mon caractère de petit emmerdeur ? Au bout de quelques semaines de réflexions, la réponse tombe : OUI.
Oui, je suis prêt à la fermer, oui je suis prêt à obéri à un ordre, mais donnez moi un engin à faire décoller !!

Les semaines passent. Les mois. D'autres questions sur l'armée naissent en moi. Certes, être militaire, c'est obéir. Mais peut-être ne faudrait-il pas tout réduire à cela. A côté du terme obéir, j'ai mentionné le terme servir. Servir peut ne pas vouloir dire servir dans le sens de la servitude... Que peut-il vouloir dire alors ? Que l'on sert un idéal ? Un objectif ? A quelque chose ? Oui. C'est ça. Tout ça.
Si je devient pilote militaire, alors je pratiquerais mais passion, mais également je servirais à quelque chose, je serais utile.
Aïe. Problème. Ne serais-je pas utile dans le civil ? Bien sur que si, un pilote professionnel dans le civil est utile également. Ha. Zut. Si ça y est je perçois les nuances, être utile dans l'armée c'est être utile à mon pays, à ma nation, donc à tout le monde, indirectement. Cool Ca me va. Problème réglé.

Bien, on avance, on avance. Ma mère, dramatiquement, a souligné une évidence qui pour le moment ne m'avais pas effleuré l'esprit (quelle inadvertance !!). Etre pilote militaire, c'est DANGEREUX. Flûte. je n'y avait encore jamais pensé (ça parait incroyable mais c'est vrai, quand on est encore jeune, on ne voit que les aspects positifs, mais jamais les négatifs lol).
Re-question. Suis-je prêt à mettre ma vie en danger pour ma passion ? Facile, oui. Pour défendre mon pays ? Moins facile, mais au final, oui aussi.

les années passent, je grandi, j'arrive au lycée, et là d'autres questions m'assaillent.

J'ai décidé des années auparavant que j'étais prêt à mettre ma vie en péril pour vivre la vie que je voulais, ma passion, et pour défendre mon pays. Mais suis-je prêt à TUER pour les mêmes raisons ? Là ça devient compliqué. J'en ai pour des mois à me dépétrer de ce dilemne psychologique. Certains s'arrêteraient là, décrétant qu'il était hors de question pour eux d'avoir à tuer quelqu'un d'autre pour quelque raison que ce soit. Pas moi. Je ne suis pas un psychopathe, encore moins un va-t-en guerre, et la dernière envie que j'ai est bien de devoir tuer quelqu'un. C'est un des actes les plus destructeur psychologiquement parlant, on peut ne jamais s'en remettre. Cependant j'essaye de réfléchir un peu plus loin. Un peu en amont. Oter la vie c'est horrible, affreux, inexcusable. Mais dans ce cas précis, de quelles vies s'agit-il ? Théoriquement, en cas de bombardement, si le boulot est bien effectué (c'est à dire que le pilote ne rate pas son objectif militaire, et que l'Officier Renseignement ne s'est pas trompé en désignant la cible), alors les victimes de mon bombardement ne seront que des militaires. Des militaires ennemis. Mouais. Ca m'avance pas des masses. Ces types en face de moi sont des gens comme tout le monde, comme moi ils défendent leur patrie, leur pays, comme moi ils sont là pour faire leur boulot. Ils ne sont pas méprisables. Leur vie n'a pas moins de valeur que la mienne. La plupart sont sûrement des gens bien. Quel crime ont-ils commis ? D'être né dans un pays qui est maintenant mon ennemi ? D'avoir à leur tête un taré fou-dangereux ? C'est pas de leur faute. Pas plus que de la mienne. Hum... En résumé, je m'enlise. Je n'ai pas envoie de tuer ces gens. Mais si leur pays est en conflit avec le miens, et que je ne bombarde pas mon objectif, alors c'est mon pays qui sera en danger. Si je n'abat pas cet avion ennemi en face de moi, le pilote, qui a autant voire plus de valeur que moi, m'abattra, et qu'il le fasse ou non continuera sa mission qui est forcément, par définition, dangereuse pour ceux que j'ai laissé derrière moi. Si je le laisse passer, alors il bombardera sa cible. Et peut-être qu'il tuera (sans forcément le vouloir, juste parce que c'est son métier, son boulot) mes amis. Ma famille. Toi qui lit cet article. La femme que j'aime. Mes enfants. Stop. Je ne peux pas le laisser faire. j'interviens.
Ok je commence à m'y retrouver. Si je dois abattre cet avion, cette cible ou ce char, c'est parce qu'il risque fortement de devenir une menace pour des gens dont j'ai la responsabilité, à cause de moi ils peuvent survivre ou mourir. Et ceux là sont du même bord que moi. Ma mission première, à travers mon objectif qui peut être offensif, est de les protéger.
C'est moche. C'est affreux. C'est inhumain. C'est la guerre. je ne veux pas la faire.
Pourtant je persiste dans mon choix. Je ne veux pas la faire, mais si elle a lieu je veux la faire, car je préfère que ça soit moi qui la fasse plutot qu'un autre qui peut-être n'aura rien compris à tout ça. C'est compliqué et c'est ambigue, mais c'est comme ça, je préfère endosser moi cette responsabilité, car si je ne l'endosse pas je ne sais pas qui le fera, et par conséquent je n'ai pas confiance en lui.

J'ai mis plusieurs années à comprendre ce que j'ai écrit ce-dessus, mais je l'ai enfin compris. Je me sentais prêt. Pourtant je ne l'étais pas encore complètement.
Encore une question existentielle, un remake de celles que je m'étais déjà posé, mais ce coup ci c'est encore différent, c'est toujours plus important, car c'est la réalité.
Suis-je prêt à mettre ma vie en jeu (encore ?!?) pour des interêts que je ne comprend pas, voire pour des raisons que je ne partage pas, que je n'accepte pas ? En effet les pilotes français qui sont sollicités ces temps-ci (depuis une quinzaine d'années) ont plutot ce genre de question à se poser. je ne développerais pas ma (ma réponse et pas la réponse, nuance importante) réponse ce coup-ci, c'est trop long, trop compliqué, je ne trouve pas les mots qui correspondraient... Mais ce n'est pas grave car j'ai trouvé les mots pour formuler la question que toi, si tu es un jeune passionné qui veux plus tard être pilote militaire, tu devras te poser un jour... Et tu trouvera ta réponse à ce dilemme, et tu prendra pour ton avenir la decision qui s'imposera à toi. Car être pilote militaire, c'est tout ça AVANT le plaisir du vol, AVANT la passion aéronautique.


A vous qui venez de lire mon pavé, si vous n'êtes pas concerné par ce problème existentiel que certaines personnes DOIVENT se poser, vous saurez en tout cas ce qui peut se passer dans la tête de quelqu'un qui essaye de mesurer les conséquence de ses actes, d'être responsable, de prendre une décision lourde de conséquence qui influera toute sa vie de façon irrémédiable.

# Posté le vendredi 10 mars 2006 10:21

Modifié le vendredi 10 mars 2006 11:51

Les missions de l'armée de l'air

Les missions de l'armée de l'air
L'armée de l'air a hérité sa culture de l'action des pionniers de l'aviation.

L'histoire et l'actualité renforcent cette orientation : l'armée de l'air est totalement associée à la gestion des crises.

Au-dessus du territoire national et en opération extérieure, elle participe en permanence à la protection et à la sécurité de la France et des Français.

L'armée de l'air tire par ailleurs sa spécificité de plusieurs qualités, au premier rang desquelles la réactivité, la rapidité d'intervention et la capacité de puissance et de protection des forces à grande distance. Mais elle bénéficie également de la souplesse d'emploi et de la polyvalence des moyens aériens. Elle peut enfin s'appuyer sur une forte puissance de feu, une grande précision de tir, une technicité avancée et surtout son réseau de bases aériennes, véritable outil de combat.

Les missions de l'armée de l'air s'articulent autour de quatre grandes fonctions stratégiques :

Dissuasion

La dissuasion nucléaire est l'élément fondamental de la stratégie de défense française. Elle vise à préserver les intérêts vitaux de notre pays et garantir sa souveraineté. Elle contribue aussi à la sécurité et à l'équilibre des forces en Europe et dans le monde.

Projection

La projection recouvre l'ensemble des interventions conduites hors de nos frontières. L'objectif est de pouvoir déployer des forces à l'étranger dans les plus brefs délais afin de résoudre des crises, parfois à grande distance du territoire métropolitain.

Prévention

La prévention consiste à empêcher l'émergence de situations conflictuelles et surtout à anticiper la réapparition de menaces majeures. À cette fin, elle utilise notamment le renseignement, le prépositionnement de forces et la coopération. La prévention facilite également la préparation et l'adaptation des forces aux évolutions prévisibles des conditions de sécurité.

Protection

La protection vise à assurer la sûreté du territoire national, et particulièrement de ses points sensibles contre toutes les menaces extérieures, qu'elles soient militaires ou non.

L'armée de l'air assume aussi, selon de multiples modes d'action, le soutien à des missions de service public et de défense civile parmi lesquelles la surveillance, l'alerte, l'assistance et la recherche. Pour ce qui est des missions d'assistance et de sauvetage, l'armée de l'air a notamment participé au secours des victimes des inondations dans le Sud de la France en septembre-octobre 2002.
Pour accomplir ses missions, l'armée de l'air doit trouver un équilibre entre ses capacités opérationnelles actuelles et la planification à long terme de ses besoins.
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# Posté le vendredi 10 mars 2006 10:34

Modifié le vendredi 10 mars 2006 10:48

Le personnel

Le personnel
L'armée de l'air, c'est aujourd'hui plus de 65 000 hommes et femmes militaires et civils, au service de la Nation. Les compétences militaire et technique de ce personnel sont orientées vers sa mission opérationnelle. Près de 50 métiers sont représentés, des pilotes aux secrétaires, en passant par les météorologues, les mécaniciens, les commandos de l'air, les contrôleurs aériens ou encore les pompiers de l'air.

Au sein de l'armée de l'air, civils et militaires forment une équipe qui partage, quel que soit le statut, une même culture et une même passion héritées des pionniers de l'aviation. La culture de l'action, dans laquelle les efforts coordonnés d'un grand nombre d'individus permettent à une poignée d'entre eux d'accomplir une mission de combat, inspire cette tradition depuis que les premiers aviateurs militaires ont effectué leurs premières missions. Dans cette tradition, la responsabilité personnelle, la reconnaissance des compétences et de l'esprit d'équipe sont le socle d'un style de relations et de commandement original.

L'armée de l'air s'appuie par ailleurs sur plus de 8 000 réservistes qui font partie intégrante des forces armées professionnelles. Ils renforcent les structures, les bases et les services de l'armée de l'air, aident l'armée de l'air à absorber les surcharges ponctuelles induites par la participation à la résolution de crises, et participent à la promotion de l'esprit de défense dans la Nation.

Pour mémoire, mentionnons que l'armée de l'air se compose de 10 % d'officiers, 55 % de sous-officiers, 25 % de militaires du rang, 1 % de volontaires et 9 % de civils. Elle compte également 18 % de femmes

# Posté le vendredi 10 mars 2006 10:38

Modifié le vendredi 10 mars 2006 11:42

Pilote militaire; bien plus qu'un métier

Pilote militaire; bien plus qu'un métier
Comment devenir pilote militaire ?

Au sein de l'armée de l'air, vous avez la possibilité de devenir pilote de chasse, pilote de transport, ou pilote d'hélicoptère. . .
Il existe deux concours pour accéder au métier de pilote.

La filière E.O.P.N. (Elève Officier du Personnel Navigant) pour des candidats âgés de 17 à 22 ans, de nationalité française, titulaires d'un bac général ou technologique. Le recrutement se fait sur épreuves de sélection. Elle permet à beaucoup de candidats de pouvoir prétendre au concours, mais la sélection est rude !

Ce recrutement est permanent, il suffit de vous inscrire au BAI (Bureau de l'Air Information) et d'être déclaré apte physiquement au cours d'une visite médicale préalable.

Vous êtes ensuite convoqué sur la base Brétigny pour passer les tests de pré-sélection.
=> Au programme : des tests psychotechniques, des épreuves sportives, une évaluation d'aptitude au pilotage (simulateur), un examen d'anglais, un entretien de motivation et une nouvelle visite médicale (assez sévère, puisque pour être pilote, une excellente forme physique est imposée).
A l'issue de ces épreuves se déroulant sur quelques jours, vous êtes ou non admis en école de formation.

Les candidats qui auront réussi les épreuves de pré-selection, seront convoqués pour les épreuves de sélection qui se dérouleront sur une période de 3 mois.
=> Au programme : sélection en vol sur TB30 Epsilon et simulateur comprenant 7 vols (à Cognac) et une instruction militaire de base.

Les élus poursuivront par un cursus de pilotage de base à Cognac pendant 23 semaines sur Epsilon, formation de l'officier (à Salon de Provence), stage de parachutisme, stage d'anglais, et instruction théorique du personnel navigant. .
C'est à la fin de ces 23 semaines que vous serez envoyé en école de spécialisation (en fonction des besoins de l'armée de l'air et de vos choix selon le principe du 1er au classement = le 1er servi).

• Pré-spécialisation chasse les candidats sont formés sur epsilon à Cognac, puis école de chasse à Tours sur Alphajet, et enfin escadron de transformation opérationnelle à Cazaux.
• Ecole de transport à Avord sur Xingu, puis école de spécialisation à Toulouse.
• Ecole d'Hélicoptère à Dax sur Gazelle, puis spécialisation au Centre d'Instruction des Equipages d'Hélicoptères à Toulouse.
• Ecole des Navigateurs Officiers Systèmes d'Armes (NOSA) formation initiale à Salon de provence à l'EFNC ( école de formation des navigateurs de combat), puis Avord et Toulouse pour les navigateurs sur avions de transport ou Tours pour les navigateurs sur avions de chasse.

Vous obtenez alors votre brevet de second degré correspondant à votre spécialité, puis êtes affecté en unité. La période de formation dure environ 2 ans et demi.

Cette filière vous destine à une carrière militaire en tant qu'officier sous contrat (OSC) pour une période de 22 ans maximum.



La filière du Corps des officiers de l'air (du personnel navigant) pour les candidats âgés de 17 à 22 ans, de nationalité française, titulaires d'un bac de l'enseignement général, le recrutement se fait à partir d'un concours de niveau mathématiques spéciales. Cette filière vous permet d'être formé par la prestigieuse Ecole de l'Air située à Salon de Provence.

Pour accéder à ce concours, vous devez avoir de bonnes connaissances dans les matières scientifiques affectées de gros coefficients (Le concours peut être préparé dans tout établissement d'Etat ou privé possédant des classes préparatoires scientifiques, mais aussi dans des établissements militaires de l'Armée de Terre, de la Marine Nationale, de l'Armée de l'Air). Les candidats doivent satisfaire à des normes d'aptitude physique strictes. Ces examens médicaux sont passés dans un Centre d'expertise médicale du personnel navigant (CEMPN) (Paris, Bordeaux, Toulon, Metz).
=> Au programme : épreuves sportives, français, langues vivantes, mathématiques, physique, technologie. Ensuite, vous avez un entretien et si vous êtes reçu, vous souscrivez un engagement qui vous lie à l'armée (sauf les 2 premières années qui sont résiliables).
Vos études dureront 3 années, au cours desquelles vous recevrez un enseignement général, militaire et scientifique. C'est en 3ème année que vous passerez les tests d'aptitude au pilotage, et que vous effectuerez à Cognac votre stage de pilotage de base. Ensuite, vous rejoindrez les écoles de spécialisation comme les E.O.P.N. ; à l'issue de votre 3e année, vous obtiendrez le titre d'ingénieur pilote.

Il convient de préciser que la filière niveau mathématiques spéciales forme aussi des ingénieurs mécaniciens ou des officiers de bases. Cette filière vous destine à une carrière militaire assez longue (25 ans).

Pour ceux qui sont deja convaincu que l'armée est leur destiné: Cliquez ici

Personnelement je pencherais plutôt pour la 2nd concour; certe bien plus difficil; mais permettant des perspectives d'avenir bien plus intéressantes que les E.O.P.N

# Posté le vendredi 10 mars 2006 10:43

Modifié le vendredi 10 mars 2006 11:11

Alternative ?

Alternative ?
L'Armée de l'Air est le corps d'armée le plus connu concernant le métier de pilote. Pourtant, ce n'est pas le seul à employer des moyens aériens. En effet la Marine Nationale compte actuellement une flotte de 130 aéronefs, et effectue annuellement 55 000 HDV, le besoin en pilote est donc bien réel. Comme l'Armée de l'Air, la Marine Nationale offre deux possibilités pour devenir pilote de l'aéronatique navale. Au sein de la Marine Nationale, vous aurez la possibilité de devenir pilote de chasse, pilote de multimoteurs ou pilote d'hélicoptère.

Il y a plusieurs moyens d'intégrer ce corps d'élite qu'est la Marine ( plus difficil d'atterir sur un porte-avion que sur une piste de 2 Km sur notre bonne vieille Terre ) :

Le concours E.O.P.A.N. (Elève Officier Pilote de l'Aéronautique Navale)

Les candidats doivent remplir les conditions suivantes : être de nationalité française, être médicalement aptes, être agés de 17 à moins de 23 ans, être titulaires de bac (ou d'un titre reconnu équivalent) à bac +3, avoir de bonnes connaissances en anglais.
Ce concours peut vous permettre de devenir pilote en tant qu'O.R.S.A. (Officier de Réserve en Situation d'Activité). Votre inscription est enregistrée au BICM (Bureau d'Information sur les Carrières de la Marine) de votre région.

La formation des EOPAN dure en moyenne 3 à 4 ans, elle comprend :
- une formation militaire maritime de sélection et d'initiation au pilotage dispensée en partie à l'Ecole navale et en partie à l'école d'initiation au pilotage à Lanvéoc Poulmic.
- une formation de pilote qui comprend une phase de 3 à 5 mois à l'EAN Salon de Provence (pilotage de base au sol) ; une phase de 6 mois à l'école de pilotage de l'armée de l'Air à Cognac : tronc commun pour toutes les filières (pilotage de base).
- une phase de spécialisation de 12 à 20 mois à NAS Meridian (Etats-Unis) et Landivisiau pour la chasse embarquée, à l'Ecole commune AIR/MARINE d'Avord pour la patrouille maritime, à Dax et Lanvéoc Poulmic pour les hélicoptères.

A l'issue de cette période, vous obtenez le brevet de pilote de 2nd degré, et vous êtes intégré dans le corps des O.R.S.A.


Le concours de l'Ecole Navale (option d'enseignement : branche sciences et techniques). Les conditions de présentation au concours sont les suivantes : être âgé de moins de 22 ans au 1er janvier de l'année du concours, être titulaire du baccalauréat, remplir les conditions d'aptitudes médicales.

Les épreuves d'admission portent sur le programme enseigné en classe de mathématiques spéciales.

Les études au sein de l'Ecole Navale, située à Lanvéoc Poulmic, durent 3 années, au cours desquelles vous recevez une formation d'officier, d'ingénieur et de marin. Vous embarquez notamment plusieurs mois à bord du porte-hélicoptères Jeanne d'Arc pour un tour du monde. Suite à votre formation d'officier, vous passerez différents tests de sélection pour suivre une formation de pilote. Vous rejoindrez donc les EOPEAN pour votre spécialisation.

# Posté le vendredi 10 mars 2006 10:45

Modifié le vendredi 10 mars 2006 10:58